Pourquoi j’ai perdu toute confiance dans le secteur de la cosmétique, nouvelle norme Iso 16128, doit on se méfier ?

Pourquoi j’ai perdu toute ma confiance dans la cosmétique ?

Aujourd’hui je viens me confier à vous, vous expliquer pourquoi j’achète de moins en moins de produits cosmétiques et pourquoi j’ai complètement perdu toute ma confiance en ce secteur. Aujourd’hui, il ne me viendrait plus à l’esprit de ne pas décortiquer la composition d’un produit avant de l’acheter.

Cosmétiques mensonges

On paie le Marketing et le packaging et pas vraiment les actifs du produit

Si vous me lisez, c’est que l’univers des blogs ne vous est pas inconnu et vous connaissez un petit peu les pratiques des marques : Utilisation des bloggeuses pour faire des placements de produits, partenariats etc. Vous savez aussi peut être que dans le coût de revient d’un produit, souvent le marketing et le packaging coutent à eux seuls bien plus chers que les ingrédients réunis du produit. Honnêtement ça me tente moyen de mettre mon argent de poche pour que Selena Gomez ou autre se fasse abondamment rémunérer.

Nos produits cosmétiques sont remplis de « flotte »

Vous amusez-vous souvent à lire la composition de vos produits cosmétiques, supposément soins ? Et bien si vous le faites, vous remarquerez souvent que l’eau est l’ingrédient numéro 1, donc l’ingrédient en plus grande proportion dans votre produit. L’eau n’a aucune propriété pour la peau et dans nos pays développés malheureusement, l’eau ne coûte pas si cher ! J’en profite aussi pour vous faire remarquer, qu’en dehors de l’ordre dans lequel les ingrédients sont indiqués, nous n’avons aucune idée sur la quantité des actifs qui sont utilisés…

Il est quasiment impossible d’avoir une idée sur la qualité des matières premières

Il nous est quasiment impossible de vérifier la qualité des matières premières qui sont utilisées. Il y a les labels me direz vous. Je vous répondrais que la plupart du temps les labels sont pour les entreprises qui ont les moyens de se les payer et qu’honnêtement nous n’avons malheureusement aucun moyen de vérifier que le cahier des charges soit bien respecté ou même d’avoir une idée sur la qualité du produit. Alors oui les entreprises ayant des labels sont contrôlées… mais comment et jusqu’où ? Donc en fait je considère, qu’en dehors de ma capacité personnelle à juger si un produit est qualitatif ou non, en tant que consommatrice, je n’ai aucun moyen tangible de le  vérifier.

On nous ment à 99% du temps sur les propriétés des produits

Pourquoi dit-on aux personnes qu’une crème, un fluide et j’en passe sont « hydratants » ? Ceci est un abus de langage !  Un produit cosmétique ne pourra JAMAIS être hydratant à lui seul… seuls les liquides que vous buvez ou ingérez via votre alimentation ont le pouvoir d’hydrater votre corps ! Au mieux, un produit efficace permettra à votre film hydrolipidique d’être résistant et conserver son bon niveau d’hydratation ce qui vous procurera une sensation d’apaisement.

Je ne sais pas pour vous mais, j’ai rarement utilisé un produit cosmétique en me disant « waou quelle efficacité c’est incroyable ». En revanche j’ai remarqué que les matières premières brutes, tenaient bien plus souvent les promesses qu’elles ne formulaient pas. Autrement dit, les ingrédients naturels EUX ont de véritables propriétés, facilement observables, mais faut-il encore être capable de dénicher ceux qui sont de bonnes qualité. On passera notre tour chez Aroma Zone et compagnie.

Les ingrédients au dos du produit ne sont pas déchiffrables pour un consommateur lambda 

ps compo démaquillant bon

La réglementation actuelle n’oblige pas à donner au consommateur toutes les informations qui lui permettraient de faire un choix éclairé quand il s’agit  de produits de beauté. Ma première remarque c’est qu’il faut être chimiste ou alors très intéressée sur le sujet pour être capable de déchiffrer la composition d’un produit. Les termes utilisés, la non précision sur l’origine (végétale, animale ou synthétique) ne nous permettent pas de savoir de quelle substance on parle. Seriez-vous nombreuses à acheter un produit si vous saviez le conservateur utilisé est avéré cancérigène ? Pour n’en citer qu’un qui est bien connu, le phénoxyéthanol ? Peut-être pas. Or à ce jour, rien n’oblige les marques à montrer un tel degré de transparence.

Une évolution de la règlementation à venir avec la norme ISO 16128 qui tend encore plus à induire les consommateurs en erreur

Très bientôt, dans un souci d’homogénéisation des normes européennes du secteur de la cosmétique, la norme ISO 16128 permettra à un cosmétique qui contient des ingrédients issus de la pétrochimie et pouvant être néfastes pour la santé, d’obtenir malgré tout un label « naturel » voir pire, « biologique ». Je cite « La norme ISO tolérerait donc « la présence de composants controversés dans les formulations, comme le phénoxyéthanol, les parabènes, les silicones ou les dérivés d’animaux morts. » » C’est tout bonnement scandaleux quand on sait déjà à quel point le consommateur lambda est mal informé. En d’autres mots, c’est je trouve, de très mauvaise augure pour le secteur de la cosmétique et cela continue de me rendre plus que méfiante envers ce dernier.

Ne mettons pas tout le monde dans le même sac !

Cet article ne visa pas à condamner 100% des marques dans ce secteur parce qu’il y a fort heureusement, des marques qui font de la qualité et qui ont de profondes convictions ! Malheureusement ce ne sont pas toujours ces marques qui sont le plus souvent mises en avant. Ce sont parfois des petites entreprises qui naissent avec une véritable passion et qui peinent à se faire connaitre parfois par manque de moyens.

Pour vous citer quelques marques je peux vous dire que j’apprécie beaucoup Weleda et les produits sélectionnés sur le site « au cœur des racines ». D’un côté on a un géant de l’industrie qui a une approche honnête et qui cultive ses propres plantes, de l’autre nous avons une entrepreneure passionnée qui sélectionne méticuleusement des petites marques dont la composition est excellente.

rose musquée lavande savon

Quelques astuces pouvant donner une idée de la qualité d’un produit cosmétique

  • Le prix: Ne vous faites pas berner, un produit à un prix imbattable cache souvent, soit une production industrielle de masse (et donc il est parfois difficile de faire de la qualité dans ces conditions), soit un revendeur qui ne produit pas et achète ses produits en rémunérant très faiblement son producteur. Si votre produit a un packaging très sophistiqué pour un faible prix, il y a aussi de bonnes chances que vous payiez davantage ce dernier que les actifs de votre produit donc ça ne sent pas très bon.
  • Le nombre d’ingrédients actifs Versus les ingrédients de remplissage ainsi que leur positionnement dans la composition du produit. Si on vous vante les mérites d’un actif qui se retrouve à la fin de la composition et qu’en plus il est noyé dans un large éventail de produits chimiques vous saurez que votre produit n’est pas qualitatif.
  • Les valeurs du producteur: Dieu merci internet nous permet aujourd’hui d’avoir accès à un certain nombre d’informations en ligne. Vous pourriez regarder le site internet de la marque et chercher à savoir de quelle façon il s’approvisionne en matières premières, comment il les sélectionne, cultive-t-il ? Ça peut donner une idée sur les valeurs et les motivations du producteur.
  • Les certificats d’analyses : Parfois, certaines marques, en fonction des produits, acceptent de vous délivrer un certificat d’analyse qui en général vous indique des taux qui peuvent vous donner un aperçu de la qualité du produit. C’est notamment quelque chose de courant dans les teintures mères, bourgeons macérât glycérinés, huiles essentielles etc.

Et vous, que pensez-vous de l’avenir de la cosmétique en général ?

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